Carnet de Bord

Merci à tous d’avoir suivi cette aventure!

18 juin : Marché de Sainte Anne

J’arrive aux abords de l’église de Sainte Anne, les routes ne sont pas barrées et je ne vois pas d’exposants. Je continus et j’aperçois un poissonnier et un vendeur de fruits&légumes sur le bord de la route à côté de la boulangerie. Je ne pensais pas être trop en avance pourtant. La placière peu de temps après et je m’installe devant la maison de quartier. L’installation est un peu laborieuse en pleine pente, je cale les roues de la remorque. Un boucher-charcutier arrive mais je comprends vite qu’il n’y en aura pas d’autre et que le marché de Sainte-Anne est plutôt très restreint. Les commerçants préfèrent aller au marché de Zola qui ne se passe pas très loin de là.

L’école située en face amène quelques clients, en plus des habitués. Mais les usagers du marché ne sont pas là pour flâner, ils savent ce qu’ils veulent et ne s’arrêtent pas voir l’exposition. Les rares passants qui remontent la butte sont les personnes qui vont au bureau de tabac. En fin de matinée c’est le public de la maison de quartier que j’arrive un peu à sensibiliser.

La matinée s’achève enfin en même temps que mon itinérance. Un peu déçue d’avoir finie sur un marché avec peu d’affluence mais comme me l’a dit si bien le boucher-charcutier débutant sur les marchés :« Ce n’est pas facile de se faire une place sur les marchés. ».

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17 juin : Marché de Toutes Aides

7h30, je retrouve les placiers du marché de la petites Hollande. Je m’installe à l’entrée du marché. La place est un peu étroite avec la route juste à côté. Je suis derrière le « marchand de pommes ».

Je suis rejoins par une personne venue promouvoir une rencontre de quartier pour la ville de Nantes. Connaissant une situation d’aide, elle se souvient avoir pensé ou dit la plupart des phrases du porteur de parole. Aider c’est aussi passer par des états psychologiques très différents.

A court de dépliant présentant le projet, je laisse surtout venir les curieux. Je remarque que les personnes qui s’arrêtent restent plus longuement lire l’exposition. Certains sont concernés par la thématique par le biais associatif (Association Jalmalv pour accompagnement de personnes en fin de vie ou gravement malades) ou professionnel (aide à domicile, étudiant dans le social, ancien directeur d’école proposant des formations dans le social, conducteur d’un taxi spécialisé…). D’autres ne connaissent pas actuellement de situation d’aide mais se sentent concernés. C’est le cas notamment de personnes âgées s’inquiétant des années à venir.

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Matin du 16 juin : marché de Bellevue, St Herblain

Plus que quatre interventions avant la fin de l’itinérance dont deux marchés aujourd’hui.

Ce matin, le marché de Bellevue à St Herblain. J’ai un arrêté municipal…j’arrive juste pour le début du marché. Un agent de la police municipale me propose une meilleure place au début du marché. Je commence à m’installer et déjà une personne s’arrête pour échanger sur l’accès aux aides des mutilés de guerre.

Des commerçants se sont plaints…je change d’orientation de ma carriole pour ne plus cacher leurs champs de vision sur les passants qui arrivent. Cette place est encore mieux pour moi.

9h-9h30 j’ai enfin fini de m’installer. Les usagers du marché sont principalement d’origine étrangère. C’est en pleine continuité avec la réunion d’hier.

Malgré le quartier et sa population les échanges ne sont pas si différents des autres marchés sur lesquels je suis intervenue. Les questions tournent autour de l’accessibilité, du manque d’aide, des retours à domicile difficile après une hospitalisation.

Seulement quelques témoignages soulignent un aspect culturel. L’un d’eux vient d’une dame d’origine maghrébine d’une 50aine d’années. Elle propose régulièrement son aide à ses voisines âgées mais ces dernières la refusent par peur qu’elle les vols, par crainte de la différence.

Deux personnes reconnaissent le projet à partir d’un article qu’elles ont lu. Ça s’enchaine presque en continu jusqu’à 12. J’ai la visite d’une personne du CCAS de St Herblain, c’est l’occasion d’avoir un point de vue professionnel.

Après-midi du 16 juin : marché de Sautron

14h30, j’arrive à Sautron avec 2h d’avance sur le début du marché, je patiente tranquillement dans le parc à côté des halles.

15h30, le 1er marchand arrive…c’est encore tôt.

16h30, une dizaine de marchands sont là, je m’approche. On me confirme que tout le monde est arrivé. En l’absence de placier je peux me placer où je veux. Les commerçants sont installés en demi-cercle, on me suggère de me positionner en plein milieu…je n’ose pas, un vélo et une remorque sous une halle presque vide ça ne passera pas inaperçu.

Les commerçants sont de jeunes producteurs issus principalement de l’agriculture biologique. La clientèle est familiale avec les enfants qui courent du parc aux halles. C’est agréable mais ça s’annonce plus calme que ce matin.

Les vendeurs viennent chacun leur tour voir ce que je présente. J’arrive à sensibiliser quelques personnes mais l’accompagnement d’un proche en difficulté est une question qu’ils ne souhaitent pas aborder, qui semble tabou.

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15 juin : Les 20 ans du Clic Entour’âge, Mairie centrale, Nantes

16h30, je retrouve Nadine Guillaume devant la mairie. Nous attendons qu’un groupe de personnes venu pour une cérémonie sortent pour pouvoir à notre tour pénétrer dans l’enceinte de l’hôtel de ville. On monte l’une après l’autre avec le vélo et la remorque. La salle est déjà prête, il ne me reste plus qu’à installer l’exposition.

Des coordinatrices du Clic accrochent au mur l’ensemble de mon carnet de bord…ça fait tout drôle de le voir comme ça.

Une centaine de chaises sont installées, on procède à des tests son et image. Je commence à m’inquiéter du nombre de convives…40 invités, partenaires du Clic. J’aurai peut être dût préparer un petit discours…en plus au micro…le stress commence à monter.

Les 1ers invités arrivent et s’intéressent à l’exposition, ça me permet de répondre aux premières questions.

Finalement l’ensemble des invités n’ont pas répondus présents…la réunion commence par un petit historique du Clic puis la question de l’accès à l’information des séniors. Je présente en quelques mots mon action itinérante puis la problématique de la population âgée migrante est abordée avec l’ASAMLA (Association Santé Migrants Loire Atlantique).

La réunion se conclue par un verre de l’amitié. C’est l’occasion pour les personnes présentes de découvrir plus attentivement l’exposition et pour moi de répondre aux interrogations suscitées.

14 juin : Marché de Basse-Indre

Les prévisions météo sont catastrophiques…mais à mon réveil à 5h30 pas de pluie. Je crains de faire la route et qu’il commence à pleuvoir là-bas. Je traine un peu… 6h20, toujours pas de pluie je me décide à partir.

Je retrouve des commerçants rencontrés sur d’autres marchés…une carriole à vélo ne laisse pas indifférent.

Un des placiers me positionne devant la maison des associations. Le ciel est menaçant…je prends mon temps pour m’installer. L’association La Malina s’installe à côté et de l’autre un vendeur de nappe.

8h30 mon installation est prête…mais il va falloir attendre 2h pour voir affluer les usagers du marché.

Un peu à l’étroit, dans une allée pas très large, ce n’est pas facile de s’arrêter longtemps. Le flux de personne est important mais c’est difficile de capter leur attention. En face de moi le vendeur de fromages de chèvre et d’œufs a bien plus d’expériences, il fait son show et ça fonctionne, il a ses habitués.

Les personnes qui s’arrêtent sont principalement des personnes concernées par le sujet (la maladie, le handicap, les AVC,…) ou bien les cyclistes.

11h30-12h des gouttes se font sentir…je reste un peu mais rapidement je dois mettre à l’abri le porteur de parole et les dépliants. L’exposition semble vide… je décide de remballer complètement. Bien entendu c’est à ce moment qu’il y a du monde qui s’arrête. La présidente de l’association ACSAC et son mari que j’avais contacté dans la préparation de mon exposition me reconnaissent. Dommage que j’ai presque tout plié… elle souligne tout de même le fait que j’ai été au bout de mon projet.

12h30 c’est au tour d’une amie de venir me voir…mais je suis attendue ce midi…je file !

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13 juin : Marché de Ste Luce S/ Loire

La météo est plus clémente aujourd’hui, pas de vent et un beau soleil. Très bien pour rattraper l’intervention annulée de la veille.

L’arrêté municipal édité pour mon intervention défini bien ma place, non pas sur le marché mais à proximité devant la poste. J’arrive juste 30 min avant le début du marché pour m’installer. A côté de la place handicapée je ne trouve qu’une place de libre sur les deux places qui devaient m’être réservées. C’est un peu étroit entre le parking à vélo et un poteau…tant pis je m’installe. La placière vient peu de temps après m’indiquer que les places qui m’étaient réservées sont un peu plus loin. Cependant il y a surement eu un malentendu avec Nantes Métropole qui a installé la signalétique car elle s’imaginait aussi ma place là où je suis actuellement…je ne bouge pas.

Ça démarre plutôt bien. Le vélo intrigue, je suis bien de retour dans Nantes Métropole avec les événements de vélo city encore très présents dans les esprits. Des élus et des membres du CCAS se sont donnés le mot pour me soutenir toute la matinée.

En milieu de matinée, le marché draine beaucoup de monde. Avec le mouvement de véhicules incessants, je ne suis pas bien placée pour que les usagers s’arrêtent pour échanger. Mais je suis déjà presque à court de dépliants….

Une correspondante du journal Ouest-France a fait le déplacement pour m’interviewer.

C’est au moment de ranger, en fin de matinée que de nouveaux des personnes s’approchent pour échanger : un couple aidant-aidé que j’avais déjà croisé, des personnes en situation de handicap, des professionnels dont une aide-soignante qui me fait part de son point de vue sur le travail dans le médico-social en m’encourageant dans mon action.

12h45, le marché se vide…je fais vite quelques courses et prends le chemin du retour.

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12 juin: Marché de la Chapelle s/ Erdre

Je me réveille au son de la pluie…ce n’est pas gagné pour intervenir sur le marché.

Je retrouve à 8h, Mme Bouchet du Pôle solidarité de la mairie, devant la pharmacie mais toujours sous la pluie. Une exposition sous l’eau c’est peine perdue pour de la sensibilisation. Je me réfugie au CCAS autour d’une tasse de thé. Selon les prévisions météo heure par heure la pluie devrait s’arrêter vers 10h….je patiente. On m’informe sur le café- Parenthèse organisé tous les 15 jours à la Chapelle s/ Erdre pour les aidants.

11h il pleut toujours…je n’interviendrai pas aujourd’hui sur le marché. J’espère quand même une petite accalmie pour rentrer sur Nantes.

Jeudi 11 juin : Journée de sensibilisation aux AVC

Pas de marché, les nerfs retombent, la fatigue accumulée se fait sentir, le réveil est dur alors que l’on m’attend qu’à 9h.

Pour me rendre sur le lieu de rendez-vous, Roger sort son vélo pour m’accompagner. La salle est installée par de nombreux bénévoles.

La journée est coorganisée par le Clic, le Comité Régional des Caisses de retraite complémentaire AGIRC/ARRCO et les centres de soins infirmiers de Varades et d’Ancenis. J’ai le droit à une place centrale pour montrer l’exposition.

Plus de 150 personnes arrivent progressivement pour la conférence du neurologue Dr De Bray et de l’orthophoniste, Mme Benichou. En attendant le début, elles découvrent l’exposition « Aider oui, mais à quel prix ? » et les stands de l’association France AVC et des infirmières du centre de soins.

J’assiste aux conférences et au débat qui suit. A la fin, autour d’un verre je suis là pour échanger sur ce qu’est de vivre après un AVC au quotidien et les conséquences sur la personne atteinte et sur son entourage.

Ce matin le public ciblé par les caisse de retraite était les personnes âgées de plus de 70 ans et l’après-midi la 2nde conférence proposée par une autre neurologue pour un public âgée entre 60 et 70 ans. Je suis présente pour les accueillir en attendant le début de la conférence. Dès le début je remballe pour pouvoir assister à cérémonie de clôture du service civique où je dois être présente pour présenter l’exposition aux partenaires d’Unis-cité. Pour me permettre d’intervenir sur les deux événements, je suis contrainte de mettre mon vélo dans un camion.

Je le reprendrai dès demain pour aller à la Chapelle sur Erdre.

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10 juin : Marché de Châteaubriant

C’est le 3ème jour que le vent souffle sans arrêt…j’espère être abritée du vent pour intervenir sur le marché ce matin à Châteaubriant.

J’arrive limite pour être placée. Le placier de Châteaubriant est l’un des plus stricte avec les horaires que j’ai été amenée à rencontrer.

Il me propose 2 places au choix, soit courant d’air ou courant d’air. J’opte pour la seconde place au niveau du parvis de l’église en espérant que le soleil veuille bien percer à travers les nuages.

J’oriente mon installation pour limiter la prise au vent, je cale les roues, je plombe les trépieds avec mes sacoches et ma réserve d’eau, ça devrait tenir. Par contre je ne prends pas le risque d’installer le porteur de parole.

J’ai froid, la motivation n’est pas trop là. J’ai plutôt envie d’enfourcher le vélo et de faire mon étape, je résiste. Une personne du Clic passe me voir, ça redonne un peu d’énergie.

En fin de matinée il y a un peu plus de personnes qui s’arrêtent mais le vent de nord-est, glacial, ne les incitent pas à rester trop longtemps. La responsable de l’antenne Alzheimer passe me voir, puis c’est au tour de deux agents de développement du Conseil général.

Finalement ça n’a pas été une intervention vaine. 12h30, je ne me fais pas prier, je remballe, avale un déjeuner rapide et c’est parti.

Si le vent de nord-est n’était pas bien pour rouler entre Redon et Châteaubriant, il sera un peu plus favorable en mettant cap au Sud/Sud-Est.

Par contre c’est un vent froid et le soleil a laissé place à un ciel nuageux parsemé de quelques gouttes. Le parcours est très vallonné, j’ai froid en descente et chaud en montée. Je ne sais pas vraiment comment me couvrir. Je n’arrête pas d’enlever et de remettre ma veste. J’aurai vraiment dû prendre une carte avec des indications de reliefs.

J’arrive tout de même à destination. Je peux me réchauffer sous une douche chaude et autour d’un bon dîner. Merci à Huguette et Roger pour leur accueil et leur hospitalité.

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9 juin : Jour de repos

Cette fois pas de problème de soudure. Je peux profiter un peu d’un jour de repos. Seules contraintes, je dois faire ma lessive (aujourd’hui le vent va m’aider) et passer au Clic chercher des supports de communication pour le lendemain matin.

8 juin : Marché de Redon

Arrivée la veille dans une famille adepte des itinérances à vélo, nous sommes restés discuter voyages assez tard.

Ce matin, c’est un peu dur… Le placier m’installe sur une petite place en plein courant d’air et à l’ombre les ¾ de la matinée,…Ça ne doit pas être mon jour. Le vent est froid, je comprends les usagers du marché qui ne s’arrêtent pas et filent du côté des exposants placés au soleil…la sensibilisation va être difficile ce matin.

Malgré les inconvénients du vent et de l’emplacement je sensibilise quelques personnes. Les échanges amorcés sont ponctués ou abrégés pas les pancartes qui tombent ou les papiers qui volent au vent. Je suis aux aguets, je surveille que mon installation tienne le coup…la prise au vent est importante. J’ai lesté les trépieds avec l’aide de mes sacoches…ça tient.

Le soutien du Clic et de l’ASSAD me donne de l’énergie pour tenir toute la matinée.

12h30…des rafales de vent emportent un de mes trépieds alors que j’échange avec une personne qui a été en situation d’aide jusqu’au décès de sa femme. Je remballe avant de faire des dégâts.

Après un déjeuner rapidement avalé…il ne faut pas que je tarde, j’ai 60 km à faire cet après-midi pour rejoindre Châteaubriant.

Je lutte contre le vent (une nouvelle fois), je dois être doublement vigilante pour garder mon équilibre avec les rafales de vent qui arrivent à la fois en face et sur le côté.

Parce que la journée n’a pas été assez longue et difficile avec le vent j’ai la bonne idée de me tromper d’itinéraire. Je me rallonge la route de bien 10 km.

Quand j’arrive à destination, je suis complètement vidée presque amorphe. Je partage tout de même la table avec mes hôtes et je fais connaissance de Dominique, Philippe et de leur fille Margaux. Au fur et à mesure de nos échanges, nous nous rendons compte qu’ils ont été en position d’être aidant. Dominique se rappelle notamment avoir été démuni, sans savoir vraiment à quelle porte frapper pour obtenir de l’aide : « Tant qu’on y est pas confronté, on ne sait rien, on n’est pas préparé. Il n’y a pas assez de communication ».

J’apprécie l’offre de mes hôtes de me laisser un jeu de clé me permettant de dormir un peu plus longtemps demain matin. Après un diner, une douche, je ne me fais pas prier, je m’allonge et m’endors aussitôt.

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7 juin : Etape Nozay-Redon

J’ai un passager clandestin, Mathéo, la marionnette qui embarque dans une de mes sacoches et qui me tiendra compagnie jusqu’au lendemain matin sur le marché de Redon.

C’est une des marionnettes conçues et réalisées par la compagnie Rouge Bombix. Tous les membres de sa famille ont été confié à des particuliers ou à des structures jusqu’au mois de septembre. Mathéo a été confié à l’ASSAD, la plateforme d’accompagnement et de répit pour les aidants.

Chaque marionnette a son histoire, ses goûts,… Mathéo, adore voyager alors je lui ai proposé de faire une étape avec moi. Il pourra raconter notre rencontre dans son journal comme je la raconte dans mon carnet de voyage.

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6 juin : Marché de Nozay

Je change radicalement d’échelle entre le marché de St Nazaire et celui de Nozay. Ce dernier s’étend sur une seule rue et quand j’arrive le placier n’est pas encore là. Seuls les habitués sont là à s’installer. J’attends un peu mais je finis par m’installer seule avec les conseils des commerçants. Le placier n’arrivera que plus tard pour l’encaissement des places.

A ma grande surprise, les usagers du marché sont plutôt jeunes, de jeunes familles. Les personnes qui s’arrêtent ne sont pas forcément concernées directement par une situation d’aide mais ne restent pas insensibles. Elles lisent d’avantage le contenu de l’exposition alors que les personnes plus âgées viennent plus échanger et se confier.

En fin de matinée j’ai le droit à la visite de ma sœur et de mon beau frère qui découvrent l’installation en situation.

12h-12h30 je remballe et rejoins Mélanie et Gabriel pour aller au festival Handival, festival familial qui a été conçut pour être accessible à tous.

5 juin : marché de St Nazaire

L’étape qui me faisait peur entre St Nazaire et Nozay j’ai maintenant hâte de la faire avec une nouvelle carriole. Mais avant de me lancer dans l’étape j’interviens sur le marché de St Nazaire.

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A mon arrivée, on m’attribut directement une place très bien délimitée. Je m’installe et Véronique Caillon du Clic de St Nazaire vient me rejoindre. Jusqu’à présent le temps passé à St Nazaire fut très positif, donc je suis très optimiste en ce qui concerne mon intervention.

Et les nazairiens doivent le ressentir. Ils sont assez nombreux à s’arrêter, à lire ou/et à échanger sur la réalité quotidienne d’une personne en situation de handicap, le manque de structure, ou encore sur la fin de vie, thème d’actualité avec l’affaire Vincent Lambert.

J’apprécie de pouvoir orienter directement des personnes concernées par des situations d’aides directement vers Véronique, interlocutrice professionnelle.

Midi arrive assez vite, je profite de la présence de Véronique pour faire un petit tour du marché, je remballe et je peux partir directement.

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La sortie de St Nazaire est un peu laborieuse à vélo. Je ne prends finalement pas le chemin que j’avais imaginé avec le plan. Toute l’étape je me bats avec mon GPS qui veut me faire passer par des routes nationales. Je prends des petits chemins pour les éviter et fait faire du tout terrain à ma nouvelle carriole. Je dois même faire demi-tour sur un chemin barré par une petite rivière. La carriole résiste bien et après quelques détours j’arrive à destination sous un soleil de plomb.

Je file directe sous la douche…ça fait du bien de ne plus avoir de poussière et des moucherons collés à la peau avec la sueur. Je fais connaissance avec mes hôtes Mélanie, Guillaume et Gabriel…et Mathéo, une jeune marionnette de 19 ans. Après une soirée à échanger, je passe une bonne nuit.

4 juin: Aujourd’hui, place à la carriole!

En y regardant de plus près, la soudure reliant la remorque au tube d’attelage s’est complètement fissurée…ça sent pas bon!!

J’attache une sangle entre la carriole et mon vélo pour diminuer les forces sur la soudure. Ce midi je dois rencontrer l’entreprise nazairienne qui m’a fournie le plastique alvéolé pour la réalisation de la carriole. J’espère qu’ils ont un poste à souder ou des conseils pour en trouver quelqu’un pour m’aider.

Je pense déjà au pire. Arrivée à mi-parcours ce serait vraiment dommage d’être obligée de tout abandonner.

Quand Romarik me voit entrer dans la cour intérieure de l’entreprise, il a tout de suite compris que quelque chose n’allait pas : « Tu n’as pas peur de toucher le sol comme ça ?».

En racontant mes aléas…je fini par leur confier ma carriole pour l’après-midi…de toute façon je ne plus prendre la route comme ça.

Ca fait tout de même tout drôle d’abandonner ma carriole et surtout de retrouver mon vélo aussi léger…ça avance presque tout seul !

A 17h, prête à rejoindre Eva après sa journée de travail, Romarik m’appelle, la carriole est prête. GENIAL, ni une, ni deux, je vais directement la chercher. Je retrouve une toute nouvelle carriole, rien à voir avec celle que j’ai laissé ce midi. Je repars de là vraiment heureuse de pouvoir poursuivre mon périple.

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MERCI A TOUS !

La visite de courtoisie s’est révélée miraculeuse pour le reste de l’aventure !

3 juin : Marché de Guérande

Après 3h30 de route avec le vent contre moi et la bruine je profite d’une douche chaude et de l’hospitalité de Claudine et Jean Paul.

Bien reposée et bien ressourcée de mon passage à Drefféac, je suis d’attaque pour le marché de Guérande. Le vent s’est calmé mais le ciel reste couvert. Le placier me propose un espace en courant d’air mais très passant. Du point de vue de mon hôte le marché de Guérande est souvent pris par le vent…j’en fais l’expérience.

Je commence à m’installer et déjà une personne s’arrête pour lire les panneaux, la matinée démarre bien. Surtout que le Clic de Guérande, en plus de supports de communication, m’a fourni quelques éléments de convivialité….un grand merci.

Il y a du passage…mais je me rends vite compte que la saison estivale a déjà commencée à Guérande sûrement avec la fête médiévale qui se prépare pour le weekend suivant. Il y a beaucoup de personnes qui ne viennent pas de Guérande et les allemands sont plutôt bien représentés. C’est l’opportunité pour moi de pratiquer mon anglais, un peu rouillé je dois l’avouer.

J’ai que 20 km à faire cet après-midi et on ne m’attend pas avant 17h30 à St Nazaire du coup je fais la fin du marché à 13h. Un rapide déjeuner et je prends la route.

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Je sens de plus en plus d’à-coups avec la remorque qui commence à toucher dangereusement le sol…il y a quelque chose qui ne va pas. La petite étape se transforme en parcours du combattant assez interminable.

J’arrive tant bien que mal à destination. Je pose la carriole dans le garage de mon hôte. Demain je n’ai pas d’étape, j’aurai toute la journée pour m’en occuper à tête reposée. Place à la détente, je fais connaissance avec Eva qui me fais découvrir le bord de mer de St Nazaire.

C’est toujours très agréable de finir sa journée les pieds dans le sable!

Merci Eva!

2 juin : Goûter des familles à Al’Fa Répit, Drefféac

Je commence mon périple nord Loire symboliquement par la plateforme de répit Al’fa Répit à Drefféac. C’est aussi une étape de 60 km qui me remet en jambe après deux jours de repos et avant les étapes les plus longues de mon parcours.

A mon arrivée, je suis accueillie par une administratrice de l’association qui se trouve être également une correspondante pour le journal les échos de la Presqu’île :

« Vous n’êtes pas trop fatiguée ? je peux vous poser quelques questions et prendre quelques photos ? »

Le symbolisme de l’étape devait bien être relayé par la presse.

Dans l’accueil de jour, je trouve étalé sur tout un pan de mur les articles que j’ai écrits avec les visuels, une carte du département avec le tracé du parcours que j’ai déjà effectué et une petite liste de questions à me poser… Ça annonce l’accueil qui va m’être réservé le jour suivant. Ça fait vraiment chaud au cœur de se sentir suivie dans mon périple.

Après une nuit sous tente, je range tout avant que tout le monde arrive pour profiter de passer toute ma journée à l’accueil de jour. Le matin j’aide à monter leur propre exposition autour des activités réalisées à l’accueil de jour et à préparer le goûter des familles organisé à l’occasion de ma venue.

Toute la journée j’avais un œil dehors pour guetter le vent qui n’a pas cessé de souffler. Ça va être une vraie épreuve pour mon installation. Les 1ères familles vont arriver, je m’installe et je me réinstalle. Je change trois fois de place à cause du vent. Pendant ce remue-ménage, je tente tant bien que mal à répondre aux questions des correspondants pour Ouest France et de Presse Océan.

Après quelques photos et échanges avec les familles, tout le monde se met à l’abri du vent pour profiter des nombreux gâteaux réalisés pour l’occasion. Il est pourtant temps que je pense à ma prochaine étape. Je remballe et pour mon départ je bénéficie d’un véritable comité de soutien.

Même si je serai bien restée un peu plus longtemps à profiter de cette chaleur humaine ça donne de l’énergie  pour affronter le vent et la bruine pour les 40 km qui me sépare de Guérande.

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Merci à tous, pour votre soutien !

29 mai : Hall de la Mairie de St Brévin les Pins

L’étape entre Machecoul et Pornic a été un peu éprouvante physiquement avec un vent contraire, alors pour rejoindre St Brévin j’adopte un rythme plutôt calme.

En fin d’après midi j’arrive chez Jacqueline & Charly, un couple apiculteur. Un grand merci à tout les deux pour votre accueil et pour l’agréable soirée passée à échanger sur différentes thématiques.

Les contraintes de l’itinérance et du calendrier font qu’à St Brévin je n’intervient pas sur le marché mais dans le hall de la mairie. Ce qui veut dire, horaires d’interventions plus cool. A 8h30 je suis devant la mairie qui n’ouvre qu’à 9h au public. On vient m’accueillir et me montrer l’espace qui est mis à ma disposition. Je commence à monter mon vélo, puis ma carriole…et voilà que M. le Maire est là pour m’aider à entrer mon vélo au sein de la mairie.

Je m’installe et c’est parti pour la matinée. Cathy, à l’accueil fait patienter les usagers et voilà qu’ils se tournent vers moi et s’intéressent à l’exposition… une belle tactique improvisée.

Annoncé dans le Brève info ma présence a suscité la curiosité de proches aidants (au téléphone et sur place) qui attendaient des réponses précises et des solutions…je n’ai pu que leur apporter une écoute et les orienter vers des professionnels.

Midi arrive vite avec entre autre la visite de M. le Maire ainsi que de mes hôtes revenus de leurs ruches…il est temps de remballer.

28 mai : Marché de Pornic

Tardant un peu à partir de Machecoul, je me fais surprendre par un vent contraire. Je finis par arriver avec une bonne demi-heure de retard. Ça n’a aucunement affecté l’accueil qui m’est réservé au pôle social au sein duquel la ville de Pornic me met à disposition un logement pour la nuit. Seule dans le logement j’en profite pour faire une bonne nuit de sommeil.

Le matin, le temps est un peu couvert, il ne fera pas aussi chaud que la veille. Je suis là quand le placier arrive sur le marché. Après avoir fait le tour des commerçants présents, il me propose différentes places. J’opte pour un espace entre les deux troquets.

A entendre le placier et les commerçants, je ne m’attends pas à avoir beaucoup de monde. Le marché le plus important à Pornic se déroulant le dimanche. Pourtant l’exposition provoque des échanges très intéressants avec des discours très controversés parmi la clientèle mais également les commerçants.

10h30-11h, un accordéoniste  placé juste en face de moi me fait concurrence. Plus qu’une heure…

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27 mai : Marché de Machecoul

Mardi en fin d’après-midi, j’arrive devant le CLIC de Machecoul où je dois récupérer des supports de communication laissés à mon attention. Rapidement je suis rejoins et accueillie par Marie-Thérèse Jolly, adjointe aux affaires sociales, tout juste sortie du bistro mémoire.

De nouveau prête à enfourcher mon vélo pour rejoindre mon hébergement et voici qu’Élise, mon hôte vient à ma rencontre.

L’accueil qui m’a été spontanément réservé reflète en toute part l’étape machecoulaise, chaleureuse et enthousiaste pour le projet Cyclosocial. Après une agréable soirée passée dans la famille de mon hôte à la fois reposante et pleine d’échanges intéressants, il est temps de penser au lendemain.

7h50, j’arrive sur le marché, je vais à la rencontre du placier mais finalement nous devons tous attendre 8h30 pour être placés. Je m’installe et déjà quelques personnes sont interpellées principalement par les porteurs de parole…c’est à moi de jouer.

Placée dans un endroit stratégique, je ne vois pas le temps passé.

Merci à Marie-Thérèse et à Élise pour leur accueil et leur présence sur le marché.

Un grand merci à Élise et à sa famille pour m’avoir offert le gîte, le couvert et bien plus encore, par leur simple rencontre.

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25 mai : Parc du Loiry – Vertou

Aujourd’hui pas de marché, je comptais sur le jour férié et une météo clémente… c’est raté.

Un parc quand il fait gris, n’attire pas grand monde. Entre les averses de bruine, les sportifs prennent le départ en vélo ou pour une course à pied.

Abritée, j’en profite pour peaufiner mon installation et pour bricoler sur mon vélo.

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24 mai : Marché du Loroux Bottereau

Après quelques petites heures de sommeil me voilà arrivé sur la petite place du marché du Loroux Bottereau à 7h30-8h. Deux exposants s’installent…pas de placier, j’ai le choix de la place pour m’installer.

9h, un exposant de plus mais pas de clientèle, la matinée va être longue.

10h, les quelques habitués du marché viennent rapidement chercher leurs fruits et légumes. Ils ne sont cependant pas très disposés à échanger sur le thème de l’accompagnement d’un proche en difficulté.

11h, quelques personnes informées de ma présence sont venues à ma rencontre. Le petit rassemblement formé autour de l’exposition suscite la curiosité des lorousains.

12h arrive vite, il est temps de remballer. La matinée a mieux finie que ce qu’elle n’a commencée.

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23 mai : Marché de la Petite Hollande

Arrivée à 7h30, le marché s’installe progressivement. La place qui m’est attribuée ne m’autorise pas à déballer avant 9h…et le temps est menaçant.

Finalement je déballe sur un espace très passant. Ca vient de tout les sens, je ne sais pas par où commencer.

Les curieux se sont arrêtés pour découvrir l’exposition, la remorque mais surtout pour échanger avec moi autour de la thématique de l’aide et de la solidarité aujourd’hui.

Résultat, de beaux échanges interculturels me donnant toute l’énergie nécessaire pour rejoindre le lieu de ma prochaine étape, le Loroux Bottereau.

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21 mai : Marché de Zola

Le réveil a été un peu dur….un nouveau rythme à prendre!

Pour ma première intervention sur un marché la météo était avec moi.

Installée à l’entrée du marché proche du parking la circulation autour de l’exposition n’était pas idéale mais le soleil sur les « porteurs de parole » attiré bien l’œil des curieux.

J’ai pu expérimenter différentes approches…résultat le terme « proche aidant » n’est pas très familier à mes interlocuteurs. Après quelques explications, beaucoup se sont sentis concernés. Certains se sont confiés alors que d’autres n’ont pas voulus en parler.

Un début encourageant!

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20 mai: le grand jour est arrivé!

La remorque arrive sur Nantes accompagnée des premiers incidents techniques (le câble de frein).

L’accueil chaleureux qui m’est réservé à la maison des aidants me fait vite oublier mes petits déboires. Je commence directement à m’installer sur le bel espace qui m’est réservé dans le jardin. Pendant qu’une collation est disposée sur une table de jardin.

A 11h, j’accueille la première personne puis une autre,…L’arrivée progressive des personnes m’a permis je l’espère d’être disponible et d’être à l’écoute des premières réactions.

Bilan positif…mais tous sont venus en connaissance de cause, ce ne sera pas la même chose demain sur le marché de Zola.

Un grand merci à la Maison des aidants, merci à tout les présents et à ceux qui auraient voulus l’être!

Au plaisir de vous retrouver au cours de mon « aventure »! SONY DSC

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